Text/Jacques Lacan/Acheronta 12 - Encore - Séminaire de Jacques Lacan - Mardi 19 décembre 1972

From No Subject - Encyclopedia of Psychoanalysis
< Text‎ | Jacques Lacan
Revision as of 10:44, 7 July 2019 by Riot Hero (talk | contribs) (Created page with "<div style="text-align: center"> {| |align="center" width="100%"| Text///index|[[File:Text/Text//graficos/acheronlogo.jpg|453x99px|Acheronta - Revista de Psicoan?lisis y Cu...")
(diff) ← Older revision | Latest revision (diff) | Newer revision → (diff)
Jump to: navigation, search
[[Text///index|Acheronta - Revista de Psicoan?lisis y Cultura]]
Encore

S?minaire de Jacques Lacan
Version VRMNAGRLSOFAFBYPMB





[[Text/javascript:ImprimirPagina()|Imprimir p?gina]]

Mardi 19 d?cembre1972

Il para?t difficile de ne pas parler b?tement du langage. C?est pourtant Jakobson, puisque tu es l?, vous me permettrez de le tutoyer puisque nous avons v?cu d?j? un certain nombre de choses ensemble, c?est pourtant Jakobson ce que tu r?ussis ? faire. Une fois de plus dans ces entretiens que Jakobson nous a donn?s, j?ai pu l?admirer assez pour lui en faire maintenant l?hommage.

Il faut pourtant nourrir la b?tise. Non pas parce que tous ceux qu?on nourrit soient b?tes, si je puis dire d?un terme sur quoi cette ann?e nous aurons ? revenir essentiellement, c?est-?-dire parce qu?il soutient leur forme, mais plut?t parce qu?il est d?montr? que se nourrir fait partie de la b?tise.

Dois-je r??voquer devant cette salle, o? l?on est en somme au restaurant et o? l?on croit d?ailleurs? on s?imagine qu?on se nourrit parce qu?on n?est pas au restaurant universitaire, mais cette dimension imaginative c?est justement en ?a qu?on se nourrit. Ce que j??voque c?est ce que? je vous fais confiance pour vous souvenir de ce qu?enseigne le discours analytique : cette vieille liaison avec la nourrice, m?re en plus comme par hasard, avec derri?re cette histoire infernale du d?sir de la m?re et de tout ce qui s?en suit. C?est bien ?a dont il s?agit dans la nourriture, c?est bien quelque sorte de b?tise, mais que le m?me discours assoit si je puis dire dans son droit.

Un jour je me suis aper?u qu?il ?tait difficile, je reprends le m?me mot de la premi?re phrase, de ne pas entrer dans la linguistique ? partir du moment o? l?inconscient ?tait d?couvert. D?o? j? ai fait quelque chose, qui me para?t ? vrai dire la seule objection que je puisse formuler ? ce que vous avez pu entendre l?un de ces jours de la bouche de Jakobson, c?est ? savoir que tout ce qui est du langage rel?verait de la linguistique, c?est-?-dire en dernier terme du linguiste, non que je ne le lui, tr?s ais?ment, accorde quand il s?agit de la po?sie ? propos de laquelle il a avanc? cet argument 44. Mais si on prend tout ce qui s?en suit du langage, et nomm?ment de ce qui en r?sulte : dans cette fondation du sujet, si renouvel?, si subverti que c?est bien l? le statut dont s?assure tout ce qui de la bouche de Freud s?est affirm? comme l?inconscient, alors il me faudra forger quelque autre mot pour laisser ? Jakobson son domaine r?serv? et, si vous le voulez j?appellerai ?a la linguisterie. Je donne dans la linguisterie, ce qui me laisse quelque part aux linguistes, non sans expliquer tant de fois que des linguistes je ne subisse, je n??prouve, et apr?s tout all?grement de la part de tant de linguistes, plus d?une remontrance. Certes pas de Jakobson, mais c?est parce qu?il m?a ? la bonne, autrement dit il m?aime, c?est la fa?on dont j?exprime ?a dans l?intimit?. Mais si vous attendez ce que je pourrais dire de l?amour, ceci ne fera en somme que confirmer cette certaine disjonction, que par bonheur ce matin, j?ai trouv? ?a ce matin, exactement ? huit heures et demie, en commen?ant ? prendre des notes, c?est toujours l?heure o? je le fais pour ce que j?ai enfin ? vous dire, ce n? est pas que je n?y pense depuis longtemps, mais cela ne se r?dige qu?? la fin. J?ai trouv? ?a : linguisterie.

?a comporte des effets, nomm?ment, au niveau pas du dit, parce qu?apr?s tout il y a des dits qui sont communs aux deux champs, c?est bien l?-dessus que je prends r?f?rence, c?est de l? que je peux dire que l?inconscient est structur? comme un langage. Mais il est suffisamment clair qu?en ayant pos? ce dire

comme j?en ai depuis avanc? d?autres? enfin ce n?est d?j? pas mal qu?un certain nombre en reste ? celui-l?, il est important ce dire apr?s tout n?est pas du champ de la linguistique, c?est une porte ouverte sur ceci que vous verrez comment? dans ce qui va appara?tre d?velopp? dans le prochain num?ro de mon bien connu ap?riodique avec pour titre ? L??tourdit ?, d-i-t 45.

J?y reprends, j?y pars de la phrase que j?ai l?ann?e derni?re, ? plusieurs reprises, ?crite au tableau sans jamais lui donner de d?veloppement parce que j?ai trouv? que j?avais mieux ? faire, c?est-?-dire ? entendre quelqu?un qui apr?s avoir bien voulu prendre la parole ici, nomm?ment ce R?canati que vous avez entendu une fois de plus la derni?re fois, gr?ce ? quoi je peux relever la l?gitimit? du titre de s?minaire, gr?ce ? lui donc, je n?ai pas donn? suite ? ceci que : ? le dire est justement ce qui reste oubli? derri?re ce qui est dit dans ce qu?on entend 46?.

C?est pourtant aux cons?quences du dit que se juge le dire.

Mais ce qu?on en fait du dire reste ouvert. On peut faire des tas de choses avec les meubles ? partir du moment, par exemple, o? on a essuy? un si?ge ou un bombardement.

Il y a un texte de Rimbaud dont j?ai fait ?tat je pense l?ann?e derni?re. Je n?ai pas ?t? rechercher. Je n?ai pas ?t? rechercher o? il se trouve textuellement, et puis c?est parce que j??tais press? ce matin. C?est ce matin que j?y ai repens?, je crois quand m?me que c?est l?ann?e derni?re, c?est ce texte qui s?appelle ? ? une raison 47 ? qui se scande de cette r?plique qui en termine chaque verset : ? ? un nouvel amour ?.

Et puisque je suis cens? la derni?re fois avoir parl? de l?amour, pourquoi ne pas le reprendre ? ce niveau. Pour ceux qui savent, qui ont d?j? l?-dessus un petit peu entendu quelque chose, je le reprendrai au niveau de ce texte, et toujours sur ce point de marquer la distance de la linguistique ? la linguisterie. L?amour c?est, chez Rimbaud dans ce texte, le signe point? comme tel de ce qu?on change de raison, c?est bien pourquoi c?est ? cette raison qu?il s?adresse, ? ? une raison ?. On a chang? de discours.

Je pense que quand m?me, quoiqu?il y en ait qui s?en aillent dans les couloirs en demandant qu? on leur explique ce que c?est que les quatre discours 48,

je pense que comme ?a, au collectif je peux me r?f?rer ? ceci que j?en ai articul? quatre et que je n?ai pas besoin de vous en refaire la liste. Je veux vous faire remarquer que ces quatre discours ne sont ? prendre en aucun cas comme une suite d??mergences historiques. Qu?il y en ait eu un qui soit venu depuis plus longtemps que les autres n ?est pas l? ce qui importe.

En disant que l?amour c?est le signe de ce qu?on change de discours, je dis proprement ceci, que le dernier ? prendre ce d?ploiement qui m?a permis de les faire quatre, ils n?existent quatre que sur le fondement de ce discours psychanalytique que j?articule de quatre places et sur chacune de la prise de quelque effet de signifiant stipul? comme tel. Ce discours psychanalytique il y en a toujours quelque ?mergence ? chaque passage d?un discours ? un autre. ?a vaut la peine d? ?tre retenu, non pas pour faire de l?histoire, puisqu?il s?agit de ?a en aucun cas. Mais pour si on se trouve par exemple plac? dans une condition historique, si l?on rep?re, si l?on s?avance, mais c? est libre qu?on consid?re que la fondation de l?universit? au temps de Charlemagne 49 c??tait le passage d?un discours du Ma?tre ? l?or?e d? un autre discours. Simplement ? retenir qu?? appliquer ces cat?gories, qui ne sont elles-m?mes structur?es que de l?existence qui est un terme qui n?a rien de terminal du discours psychanalytique, il faudrait seulement dresser l?oreille ? la mise ? l??preuve de cette v?rit? qu?il y a ?mergence du discours analytique ? chaque passage de ce que le discours analytique permet de pointer comme franchissement d?un discours ? un autre.

La derni?re fois j?ai dit que la jouissance de l?Autre, je vous passe la suite, vous pouvez la reprendre, n?est pas le signe de l?amour. Et ici m?me je dis que l?amour est un signe. L?amour tient-il dans le fait que ce qui appara?t ce n?est rien d?autre, ce n?est rien de plus que le signe. C?est ici que la logique de Port-Royal, l?autre jour ?voqu?e, viendrait nous pr?ter aide. Le signe, avance-t-elle cette logique, et l?on s??merveille toujours de ces dires qui prennent un poids quelquefois bien longtemps apr?s, le signe c?est ce qui ne se d?finit que de la disjonction de deux substances qui n?auraient aucune partie commune, c?est ce que de nos jours nous appelons intersection. Ceci va nous conduire ? des r?ponses, tout ? l?heure.

Ce qui n?est pas le signe de l?amour, je le reprends donc de la derni?re fois ce que j?ai ?nonc? de la jouissance de l?Autre, ce que je viens de rappeler ? l?instant, en commentant, le corps qui Le symbolise. La jouissance de l?Autre, avec le grand A que j?ai soulign? en cette occasion, c?est proprement celle de l?Autre sexe, et je commentais, du corps qui Le symbolise.

Changement de discours, assur?ment c?est l? qu?il est ?tonnant que ce que j?articule ? partir du discours psychanalytique, eh bien, ?a bouge, ?a noue, ?a se traverse 50? personne n?accuse le coup !

J?ai beau dire que cette notion de discours elle est ? prendre comme lien social, comme tel fond? sur le langage, et diff?renciant ses fonctions ? propos de cet usage du langage, et semble donc comme tel n??tre pas sans rapport avec ce qui dans la linguistique se sp?cifie comme grammaire? rien ne semble s?en modifier? cet usage instituant nul ne soul?ve, du moins ? ce qui appara?t.

Peut-?tre ?a pose la question de savoir ce qu?il en est de la notion d?information.

Est-ce qu?? prendre le langage dans la linguisterie? la notion qui semble promue comme appareil ais?, propice ? faire fonctionner le langage dans la linguistique d?une fa?on pas b?te, celle qui impliquait codes et messages, transmission, sujet, donc et aussi bien espace, distance?

Est-ce que malgr? le succ?s foudroyant de cette fonction d?information, succ?s tel qu?on peut dire que la science tout enti?re vient ? s?en infiltrer? Nous en sommes au niveau de l?information mol?culaire, du g?ne et des enroulements des nucl?oprot?ines autour des tiges d?ADN, elles-m?mes enroul?es l? une autour de l?autre, et tout ?a est li? par des liens hormonaux, ce sont messages qui s?envoient, s?enregistrent?

Qu?est-ce ? dire, puisqu?aussi bien le succ?s de cette formule prend sa source incontestable dans une linguistique qui n?est pas seulement immanente mais bel et bien formul?e. Bref la notion qui va ? s??tendre jusqu?au fondement m?me de la pens?e scientifique, ? s?articuler comme n?guentropique?

Est-ce qu?il y a l? quelque chose qui ne peut pas nous faire poser question ? si c?est bien ce que de ma linguisterie je recueille et l?gitimement quand je me sers de la fonction du signifiant.

Qu?est-ce que le signifiant ?

Le signifiant, tel quel, h?rite d?une tradition linguistique qui, il importe de le remarquer n?est pas sp?cifiquement saussurienne 51, elle remonte bien plus haut, ce n?est pas moi qui l?ai d?couvert 52, jusqu?aux Sto?ciens o? elle se refl?te chez St-Augustin 53. Elle est ? structurer en termes topologiques, qu?en ce qui concerne le langage, le signifiant est d?abord qu?il a effet de signifi?, qu? il importe de ne pas ?lider qu?entre les deux il s? ?crit comme une barre, qu?il y a quelque chose de barre ? franchir.

Il est clair que cette fa?on de topologiser ce qu?il en est du langage est illustr?e, certes, sous la forme la plus admirable par la phonologie, au sens o? elle incarne du phon?me ce qu?il en est du signifiant, mais que le signifiant d?aucune fa?on ne peut se limiter ? ce support phon?matique.

Qu?est-ce qu?un signifiant ?

Il faut d?j? que je m?arr?te ? poser la question sous cette forme : ? un ?, mis avant le terme, est en usage d?article ind?termin?, c?est-?-dire que d?j? il suppose que le signifiant peut ?tre collectivis?, qu?on peut en faire une collection, c?est-?-dire en parler comme de quelque chose qui se totalise. Puisque le linguiste s?rement aurait de la peine, me semble-t-il ? expliquer, parce qu?il n?a pas de pr?dicat pour la fonder cette collection, pour la fonder sur un ? le ?, comme Jakobson l?a fait remarquer tr?s nomm?ment hier. Ce n?est pas le mot qui peut le fonder ce signifiant, le mot n?a d?autre point o? se faire collection que le dictionnaire o? il peut ?tre rang?.

Pour vous faire sentir que le signifiant dans l?occasion, comme tr?s proprement de sa r?flexion s?mantique Jakobson le faisait remarquer, pour vous le faire sentir, je ne parlerai pas de la fameuse phrase qui pourtant est bien l? aussi l?unit? signifiante, et qu?? l?occasion on essaiera dans ses repr?sentants typiques de collecter comme il se fait ? l?occasion pour une m?me langue, je parlerai plut?t du proverbe auquel je ne veux pas dire qu?un certain petit article de Paulhan qui m?est tomb? r?cemment sous la main ne m?ait pas fait m?int?resser. D?autant plus vivement que Paulhan semble avoir remarqu? que cette sorte de dialogue tellement ambigu qui est celui qu?il se fait de l??tranger avec une certaine aire de comp?tence linguistique comme on dit, s?est aper?u en d?autres termes qu?avec ses Malgaches le proverbe avait un poids qui lui a sembl? jouer un r?le tout ? fait sp?cifique 54. Qu?il l?ait d?couvert ? cette occasion ne m?emp?chera pas de ne pas aller plus loin mais de faire remarquer que dans les marges de la fonction proverbiale il y a des choses ? la limite qui vont montrer comme cette signifiance est quelque chose qui s??ventaille, si vous me permettez ce terme, du proverbe ? la locution.

Ce que je vais vous demander, ou vous chercherez dans le dictionnaire l?expression ? ? tire-larigot 55?. Faites-le, vous m?en direz des nouvelles !

Et puis dans l?interpr?tation, la construction, la fabulation on va jusqu?? inventer un monsieur, juste pour l?occasion, qui se ferait appeler Larigot, c?est ? force de lui tirer la jambe aussi qu?on aurait fini par cr?er ? ? tire-larigot?. Qu?est-ce que ?a veut dire ? ? tire-larigot ? ?

Il y en a bien d?autres locutions aussi extravagantes qui ne veulent dire rien d ?autre que ?a : la submersion du d?sir, c?est le sens de ? ? tire-larigot ?, par quoi ? par le tonneau perc? de quoi ? mais de la signifiance elle-m?me. ? ? tire-larigot ?, un bock de signifiance.

Alors qu?est-ce que, qu?est-ce que c?est que cette signifiance ?

Au niveau o? nous sommes c?est ce qui a effet de signifier 56. Mais n?oublions pas qu?au d?part si l?on s?est attach? et tellement ? l??l?ment signifiant, au phon?me, c??tait pour bien marquer que cette distance, qu?on a ? tort qualifi?e de fondement de l?arbitraire, c?est comme s?exprime probablement contre son c?ur Saussure. Il avait ? faire, comme ?a arrive, ? des imb?ciles, il pensait bien autre chose, bien plus pr?s du texte du Cratyle 57 quand on voit ce qu?il a dans ses tiroirs des histoires d?anagrammes 58.

Ce qui passe pour de l?arbitraire c?est que les effets de signifi?, eux, sont bien plus difficiles ? soupeser, c?est vrai qu?ils n?ont l?air d?avoir rien ? faire avec ce qui les cause.

Mais s?ils n?ont rien ? faire avec ce qui les cause c?est parce qu?on s?attend ? ce que ce qui les cause ait un certain rapport avec du r?el.

Je parle avec du r?el s?rieux. Ce qu?on appelle du r?el s?rieux, il faut bien s?r en mettre un coup pour l?approcher. Pour s?apercevoir que le s?rieux ?a ne peut ?tre que le s?riel il faut un peu avoir suivi mes s?minaires.

En attendant ce qu?on veut dire par l? c?est que les r?f?rences, les choses ? quoi ?a sert ce signifi? en approcher, eh bien justement elles restent approximatives, elles restent macroscopiques par exemple. Ce n ?est pourtant pas ?a qui est important, ce n?est pas que ce soit imaginaire parce qu?apr?s tout ?a suffirait d?j? tr?s bien si le signifiant permettait de pointer l?image qu?il nous faut pour ?tre heureux. Seulement ce n?est pas le cas, c?est dans cette approche que signifier a pour propri?t?? sauf introduction du s?riel, du s?rieux, mais cela ne s?obtient qu?apr?s un tr?s long temps d?extraction du langage de ce quelque chose qui y est pris, et dont nous, au point o? j?en suis de mon expos?, nous n?avons qu?une id?e lointaine, ne serait-ce qu?? propos de ce ? un ? ind?termin? et de ce leurre dont nous ne savons pas, ? propos du signifiant, comment le faire fonctionner pour qu?il le collectivise.

A la v?rit? il faut renverser : au lieu du signifiant qu?on interroge, interroger le signifiant ? un ? mais nous n?en sommes pas encore l?.

Au niveau de la distinction signifiant-signifi? qui caract?rise le signifier, quant ? ce qui est l? pourtant comme tiers indispensable, ? savoir le r?f?rent, c?est proprement que le signifi? le rate, c?est que le collimateur ne fonctionne pas. Le comble du comble c?est qu?on arrive quand m?me ? s?en servir en passant par d?autres trucs !

En attendant, en attendant pour caract?riser la fonction du signifiant, pour le collectiviser d?une fa?on qui ressemble ? une pr?dication, nous avons quelque chose qui est ce dont je suis parti aujourd?hui, puisque R?canati, toujours de la logique de Port-Royal, vous a parl? des adjectifs substantiv?s : de la rondeur qu?on extrait du rond, pourquoi pas de la justice du juste et de la prudence de quelques autres formes substantives. C?est bien tout de m?me ce qui va nous permettre d?avancer notre b?tise pour trancher, que peut-?tre bien n?est-elle pas comme on le croit une cat?gorie s?mantique, mais un mode de collectiviser le signifiant, pourquoi pas, pourquoi pas, le signifiant c?est b?te !

Il me semble que c?est de nature ? engendrer un sourire, un sourire b?te naturellement, mais un sourire b?te comme chacun sait, il n?y a qu?? aller dans les cath?drales, un sourire b?te c?est un sourire d?ange. C?est m?me l? vous le savez la seule justification, vous le savez, de la semonce pascalienne 59, c?est sa seule justification. Si l?ange a un sourire si b?te c?est parce qu? il nage dans le signifiant supr?me, se retrouver un peu au sec ?a lui ferait du bien, peut-?tre qu?il ne sourirait plus.

Ce n?est pas que je ne croie pas aux anges, chacun le sait, j?y crois inextraillablement et m?me inexteilhardement. C?est simplement que je ne crois pas, par contre, qu?il apporte le moindre message, et c?est sur ce point-l? au niveau du signifiant n?est-ce pas, en quoi il est vraiment signifiant justement.

Alors il s?agirait quand m?me de savoir o? ?a nous m?ne et de nous poser la question de savoir pourquoi nous mettons tant d?accent sur cette fonction du signifiant, il s?agirait de la fonder, parce que quand m?me c?est le fondement du symbolique, nous le maintenons, quelles que soient ses dimensions qui ne nous permettent d??voquer que le discours analytique?

J?aurais pu aborder les choses d?une autre fa?on, j?aurais pu vous dire comment on fait pour venir me demander une analyse, par exemple. Je ne voudrais pas toucher ? cette fra?cheur, il y en a qui se reconna?traient, Dieu sait ce qu?ils penseraient, ce qu?ils s?imagineraient de ce que je pense. Peut-?tre qu?ils croiraient que je les crois b?tes, ce qui est vraiment la derni?re id?e qui pourrait me venir dans un tel cas, il n?est pas du tout question de la b?tise de tel ou tel.

La question est de ce que le discours analytique introduit un adjectif substantiv? : la b?tise, en tant qu?elle est une dimension, en exercice, du signifiant.

L?, il faut y regarder plus pr?s. Car apr?s tout d?s qu?on substantise c?est pour supposer une substance, et les substances, mon Dieu, de nos jours nous n?en n?avons pas ? la pelle. Nous avons la substance pensante et la substance ?tendue. Il conviendrait peut-?tre d?interroger ? partir de l? o? peut bien se caser la dimension substantielle, qui justement ? quelque distance qu? elle soit de nous et jusqu?? maintenant ne nous faisant que signe, quel peut donc bien ?tre ce ? quoi nous pourrions accrocher cette substance en exercice, cette dimension qu?il faudrait ?crire : dit-mension, d-i-t-trait d?union-mention 60, ? quoi la fonction du langage est d?abord ce qui veille, avant tout usage meilleur et plus rigoureux.

D?abord, la substance pensante on peut quand m?me dire que nous l?avons sensiblement modifi?e. Depuis ce ? je pense ? qui se supposant lui-m?me en d?duit l?existence, nous avons eu un pas ? faire, et ce pas est tr?s proprement celui de l?inconscient.

Si j?en suis aujourd?hui ? tra?ner dans l?orni?re, l?inconscient comme structur? par un langage, eh bien tout de m?me qu?on le sache c?est que ?a change totalement la fonction du sujet comme existant. Le sujet n?est pas celui qui pense, le sujet est proprement celui que nous engageons? ? quoi ? Non pas, comme nous le lui disons comme ?a pour le charmer, ? tout dire?

Je sais qu?il est tard et que je ne veux pas fatiguer celui dont je me consid?re en l?occasion comme l?h?te, ? savoir Jakobson. Je sais que je n?arriverai pas aujourd?hui ? d?passer un certain champ.

N?anmoins, si je parle du ? pas tout ?, celui qui tracasse beaucoup de monde, si je l?ai mis au premier plan pour ?tre la vis?e de cette ann?e de mon discours, c?est bien l? l?occasion de l?appliquer : on ne peut pas tout dire, mais qu?on puisse dire des b?tises, tout est l?. C?est avec ?a que nous allons faire l?analyse et que nous entrons dans le nouveau sujet qui est celui de l?inconscient.

C?est justement dans la mesure o? il veut bien ne plus penser le bonhomme qu?on en saura peut-?tre un petit peu plus long et qu?on tirera quelques cons?quences des dits, des dits justement dont on ne peut pas se d?dire, c?est ?a qui est la r?gle du jeu. De l? surgit un dire qui ne va pas toujours jusqu?? pouvoir ex-sister au dit, ? cause justement de ce qui vient au dit comme cons?quence et que c?est l? l??preuve o? un certain r?el dans l?analyse de quiconque, si b?te soit-il, peut ?tre atteint.

Statut du dire : il faut que je laisse tout ?a de c?t? pour aujourd?hui.

Mais quand m?me je peux bien vous dire que ce qu?il va y avoir cette ann?e de plus emmerdant c?est qu?il va bien tout de m?me falloir soumettre ? cette ?preuve un certain nombre de dires de la tradition philosophique.

Ce que je regrette beaucoup c?est que Parm?nide 61? je parle de Parm?nide, de Parm?nide, de ce que nous en avons encore de ses dires, enfin de ce que la tradition philosophique en extrait, de ce d?o? part par exemple mon ma?tre Koj?ve c?est la pure position de l??tre. Heureusement ! heureusement que Parm?nide a ?crit, a ?crit en r?alit? des po?mes. Il s?y confirme justement ce en quoi il me semble que, le t?moignage du linguiste ici fait prime, justement ? employer ces appareils, ces appareils qui ressemblent beaucoup ? ce que je vais juste ? la fin pouvoir pointer, ? savoir l?articulation math?matique : l?alternance apr?s la succession, l?encadrement apr?s l?alternance. Enfin c?est bien parce qu?il ?tait po?te que Parm?nide dit en somme ce qu?il a ? nous dire de la fa?on la moins b?te.

Mais autrement que l??tre soit et que le non-?tre ne soit pas, je ne sais pas ce que ?a vous dit ? vous, mais moi je trouve ?a b?te.

Il ne faut pas croire que ?a m?amuse de le dire, c?est fatigant parce que quand m?me nous aurons cette ann?e besoin de l??tre, de quelque chose que Dieu merci j?ai d?j? avanc? : le signifiant ? un ?, pour lequel je vous ai l?ann?e derni?re, suffisamment me semble-t-il, fray? la voie ? dire : ? y?a d?l?Un ?. C?est de l? que ?a part le s?rieux, si b?te que ?a en ait l?air, ?a aussi.

Nous aurons donc tout de m?me quelques r?f?rences ? prendre, ? prendre et ? prendre au minimum de la tradition philosophique.

Ce qui nous int?resse c?est o? nous en sommes et o? nous en sommes avec la substance pensante et ? son compl?ment la fameuse substance ?tendue dont on ne se d?barrasse pas non plus si ais?ment, puisque c?est l? l?espace moderne. Substance de pur espace si je puis dire, ce pur espace comme on dit, ?a on peut le dire comme on dit pur esprit, et on ne peut pas dire que ce soit prometteur.

Ce pur espace se fonde sur la notion de parties ? condition d?y ajouter ceci que toutes ? toutes sont externes : partes, extra partes c?est ? ?a que nous avons ? faire. On est arriv? m?me avec ?a ? s?en tirer, c?est-?-dire ? en extraire quelques petites choses mais il a fallu faire de s?rieux pas.

Pour situer avant de vous quitter mon signifiant, je vous propose, je vous propose de soupeser ce qui, la derni?re fois, s?inscrit au d?but de ma premi?re phrase qui comporte le jouir d?un corps, d?un corps qui, ? l?Autre, Le symbolise ? et comporte peut-?tre quelque chose de nature ? faire mettre au point une autre forme de substance : la substance jouissante.

Est-ce que ce n?est pas l? ce que suppose proprement et justement sous tout ce qui ici signifie l?exp?rience psychanalytique? Substance du corps, ? condition qu?elle se d?finisse seulement de ce qui se jouit. Seulement propri?t? du corps, vivant sans doute, mais nous ne savons pas ce que c?est d??tre vivant, sinon seulement en ceci qu?un corps ?a se jouit, et plus, nous tombons imm?diatement sur ceci qu?il ne se jouit que de le corporiser de fa?on signifiante.

Ce qui veut dire quelque chose d?autre que la pars extra partem de la substance ?tendue, comme le souligne admirablement cette sorte de kantien, disons-le c?est un vieux bateau qui est quelque part dans mes ?crits 62, qu?on lit plus ou moins bien, cette sorte de kantien qu??tait Sade, ? savoir qu? on ne peut jouir que d?une partie du corps de l?autre, comme il l?exprime tr?s tr?s bien, pour la simple raison qu?on n?a jamais vu un corps s?enrouler compl?tement, totalement jusqu? ? l?inclure et le phagocyter autour du corps de l?autre. C?est m?me pour cela qu?on en est r?duit simplement ? une petite ?treinte comme ?a, un avant-bras ou n?importe quoi d?autre. Ouille !

Et que jouir a cette propri?t? fondamentale que c?est en somme le corps de l?un qui jouit d?une part du corps de l?autre, mais cette part jouit aussi, ?a agr?e ? l?autre plus ou moins, mais c?est un fait qu?il ne peut pas y rester indiff?rent. Et m?me qu?il arrive qu?il se produise quelque chose, qui d?passe ce que je viens de d?crire, marqu? de toute l?ambigu?t? signifiante ? savoir que le jouir du corps est un g?nitif dont, selon que vous le faites objectif ou subjectif, a cette note sadienne, sur laquelle j?ai mis juste une petite touche, ou au contraire extatique, subjestive, qui dit qu?en somme c?est l?autre qui jouit.

Bien s?r il n?y a l? qu?un niveau qui est bien localis?? le plus ?l?mentaire dans ce qu?il en est de la jouissance, de la jouissance au sens o? la derni?re fois j?ai promu qu?elle n??tait pas un signe de l?amour, c?est ce qui sera ? soutenir et bien s?r que cela nous m?ne, de l?, du niveau de la jouissance phallique ? ce que j?appelle proprement la jouissance de l?Autre, en tant qu?elle n?est ici que symbolis?e c ?est encore tout autre chose ? savoir ce ? pas tout ? que j?aurai ? articuler. Mais dans cette seule articulation que veut dire qu?est le signifiant, le signifiant pour aujourd?hui n?est autre, et clore l?-dessus, vu les motifs que j?en ai? Je dirai que le signifiant se situe au niveau de la substance jouissante comme ?tant bien diff?remment de tout ce que je vais ?voquer, en r?sonance de la physique et pas par hasard de la physique aristot?licienne. La physique aristot?licienne qui seulement de ne pouvoir ?tre sollicit?e comme je vais le faire, nous montre ? quel point justement elle ?tait une physique illusoire.

Le signifiant c?est la cause de la jouissance.

Sans le signifiant, comment m?me aborder cette partie du corps, comment san s le signifiant centrer ce quelque chose qui, de la jouissance est la cause mat?rielle. C?est ? savoir que, si flou, si confus que ce soit c?est une partie qui, du corps, est signifi?e dans cet abord.

Et apr?s avoir pris ainsi ce que j?appellerai la cause mat?rielle, j?irai tout droit, ceci sera plus tard repris, comment?, ? la cause finale, finale dans tous les sens du terme, proprement en ceci qu?elle en est le terme. Le signifiant c?est ce qui fait halte ? la jouissance.

Apr?s ceux qui s?enlacent, si vous me permettez, h?las ! et apr?s ceux qui sont las 63, hol? ! l?autre p?le du signifiant, le coup d?arr?t est l? aussi ? l?origine que peut l??tre le vocatif du commandement.

Et l?efficience, l?efficience dont Aristote nous fait la troisi?me forme de la cause, n?est rien enfin que ce projet dont se limite la jouissance. Toutes sortes de choses, sans doute qui paraissent dans le r?gne animal nous font parodie ? ce chemin de la jouissance chez l??tre parlant. Justement c?est chez eux que quelque chose se dessine, qu?ils participent beaucoup plus de la fonction du message : l?abeille transportant le pollen de la fleur m?le ? la fleur femelle, voil? qui ressemble beaucoup plus ? ce qu?il en est de la communication.

Et l??treinte, l??treinte confuse d?o? la jouissance prend sa cause, sa cause derni?re qui est formelle, est-ce que ce n?est pas beaucoup plus quelque chose de l?ordre de la grammaire qui la commande ? Ce n?est pas pour rien que ? Pierre bat Paul ? est au principe des premiers exemples de grammaire, ni que Pierre et Paul pourquoi ne pas le dire comme ?a Pierre et Paul dans l?exemple de la conjonction, ? ceci pr?s qu?il faut se demander apr?s qui ?paule l?autre. J?ai d?j? jou? l?-dessus depuis longtemps. On peut m?me dire que le verbe se d?finit que de ceci, c?est que d??tre un signifiant pas si b?te, il faut ?crire ?a en un mot, passib?te que les autres sans doute lui aussi qui fait le passage d?un sujet, d?un sujet justement ? sa propre division dans la jouissance, et qu?il l?est encore moins qu?il devient signe, quand cette division il la d?termine en disjonction.

J?ai jou? un jour autour d?un lapsus litt?ral, calami, qu?on appelle ?a? J?ai fait toute une de mes conf?rences 64 de l?ann?e derni?re sur le lapsus orthographique que j?avais fait : ? Tu ne sauras jamais combien je t?ai aim??  ? adress? ? une femme, et termin? m-?. On m?a fait remarquer depuis que, pris comme lapsus, cela voulait peut-?tre dire que j??tais homosexuel. Mais ce que j?ai articul? l?ann?e derni?re c?est que, quand on aime, il ne s?agit pas de sexe.

Voil? sur quoi, si vous le voulez bien, j?en resterai aujourd?hui.

applaudissements

Anexe: Saussure

Anexe: "L'ex?rience du proverbe" - Jean Paulhan

Notes

44 R. Jakobson, Essais de linguistique g?n?rale, Paris, Minuit, 1973, pp. 209-248.

45? L??tourdit ?, Scilicet 4, Paris, Seuil, Le champ freudien, 1973, pp. 5-52.

46? Qu?on dise reste oubli? derri?re ce qui se dit dans ce qui s?entend ? in ? L??tourdit ?, op. cit., p. 5.

47 A. Rimbaud, ?uvres Compl?tes, Paris, Gallimard, La Pl?iade, 1972, p. 130. ? Un coup de ton doigt sur le tambour d?charge tous les sons et commence la nouvelle harmonie.
Un pas de toi c?est la lev?e des nouveaux hommes et leur en-marche.
Ta t?te se d?tourne : le nouvel amour ! Ta t?te se retourne : ? le nouvel amour !
? Change nos lots, crible les fl?aux, ? commencer par le temps ?, te chantent ces enfants.? ?l?ve n?importe o? la substance de nos fortunes et de nos v?ux ?, on t?en prie. Arriv?e de toujours, qui t?en iras partout ?.
On peut remarquer qu?il ne s?agit pas d?un nouvel amour, mais de ? le nouvel amour ?. Il ne scande pas non plus chaque verset.

48 Les voici, tels que dans la premi?re s?ance de L?envers de la psychanalyse du 26-11-69 :

encore4.gif

49 Fondation de l?universit? au temps de Charlemagne ! Lacan rabat l?universit? sur l ??cole : Charlemagne fonde, en 789, l??cole m?di?vale o? le clerg? enseigne d?abord la lecture et l??criture. La premi?re universit? est fond?e ? Bologne en 1200.

50 On peut lire : ? ?a nous??a se traverse??

51 F. de Saussure, Cours de linguistique g?n?rale, Paris, Biblioth?que scientifique Payot, 1972. Cf. annexe en fin de s?ance.

52 C?est manifestement ? Jakobson ? pr?sent ce jour-l? ? que Lacan fait r?f?rence, celui-ci ayant ? plusieurs reprisesironis? sur Saussure ne reconnaissant pas sa dette ? l??gard des sto?ciens. Cf. M. Viltard, ? Parler aux murs. Remarques sur la mat?rialit? du signe ?, in L? UNEBEVUE, Paris, E.P.E.L., 1994.

53 Cf., entre autres, le s?minaire Les ?crits techniques de Freud du 23-6-54 o? Lacan commente avec le R.P. Beirnaert? Disputatio de locutionis significatione? de St Augustin, qui constitue la premi?re partie du De magistro.

54 J. Paulhan, ? L?exp?rience du proverbe ?, in Commerce, Paris, 1925. Cf. texte en fin de s?ance.

55 L?expression ? ? tire-larigot ? signifie : en grande quantit?, ?norm?ment. Tirer appartient au vocabulaire bachique et signifie : faire sortir un liquide de son contenant, en l?occurrence du vin de la bouteille. Larigot est un refrain populaire de chansons ? boire (XV?s.), il est associ? au verbe boire (XVI?s.), c?est aussi une fl?te. A partir de A. Rey, S. Chantreau, Dictionnaire des expressions et locutions, Paris, Le Robert, 1989.

56 Il est difficile de trancher sur l??criture signifier/signifi?, sous forme de verbe ou de substantif. Dans ce passage, nous avons opt? pour le verbe.

57 Platon, Cratyle, Paris, Garnier-Flammarion, 1967, pp. 391-473.

58 Jean Starobinski, Les mots sous les mots. Les anagrammes de Ferdinand de Saussure, Paris, Gallimard, 1971 .

59? Qui fait l?ange fait la b?te?.

60 Dans ? L??tourdit ?, op. cit., texte contemporain du s?minaire, Lacan ?crit dit-mension six fois et dit-mention une fois. Il nous semble impossible de trancher.

61 Parm?nide, Les Pr?-Socratiques, Paris, Gallimard, La Pl?iade, 1988, pp. 231- 272.

62 Jacques Lacan,? Kant avec Sade? in ?crits, Paris, Seuil, le champ freudien, 1966, pp. 765-790.

63 Cette phrase pourrait ?tre lue : Apr?s ceux qui s?en lassent, si vous me permettez, h?las ! et apr?s ceux qui sont l?, hol? !

64 Jacques Lacan, ? ou pire, s?ance du 9-2-72.

[[Text/index|Indice des sessions]]

[[Text///acheron13|Volver al sumario del N?mero 13]]
Revista de Psicoan?lisis y Cultura

N?mero 13 - Julio 2001
www.acheronta.org