Text/Jacques Lacan/RSI15041975.htm

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'J.LACAN'                         gaogoa

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XXII- R.S.I    1974-1975
      
version rue CB                               [#note note]

15 avril 1975

(p160->) Comme �a, j'ai imagin� comme �a, ce matin, � mon r�veil, deux petits dessins dont chacun, les deux qui sont dans le haut, tout � droite, ( Est-ce qu'on entend ? On entend mal ? Enlevez les micros qui sont mis sur les hauts-parleurs. Bon, alors allez les enlever ) j'ai donc imagin� deux petits dessins de rien du tout. Vous avez pu voir le mal que j'ai eu simplement � les reproduire. Il s'agit dans ces deux dessins, ceux du haut, de deux triangles, et en plus deux triangles du type le plus ordinaire enfin, ils ont m�me pas des c�t�s courbes, deux triangles qui s'entrecroisent.

    Il y a quand m�me, je pense que, que c'est, que �a vous sera sensible pour vous qui regardez �a, tel que je l'ai fabriqu�, qu'il  y en a � deux ( ceux de gauche, les rouges ), c'est pour �a que j'ai mis les autres en noir, qui sont nou�s en cha�ne, qui font � eux deux  tous seuls, une cha�ne, qui sont de ce fait, en tout comparables � ce dont je parlerai tout � l'heure, deux tores, dont l'un passerait par le trou de l'autre.  Les deux autres ne sont pas nou�s. Ils peuvent se retirer l'un de l'autre. C'est comme un tore qui serait aplati pour jouer, non plus du tout se nouer, mais jouer dans le trou de l'autre.

    Le cas est le m�me, c'est pour �a que je l'ai mis aussi en noir, le cas est le m�me pour ces deux triangles qui sont dessin�e dessous, � ceci pr�s que un de ces triangles est en somme pli� autour de ce qui se pr�sente comme, mais bien s�r �a ne veut plus rien dire � ce niveau-l� , comme un des c�t�s de l'autre, je dis c�t� parce que on s'imagine qu'un triangle a trois c�t�s.

    C'est simplement pour vous mettre dans le bain d'une g�om�trie, pour vous mettre dans la dit-mansion d'une g�om�trie qui r�pugne au mot g�om�trie ; et ceci, non pas sans raison, puisque ce n'est pas une g�om�trie, c'en est radicalement distinct. Une topologie est ce qui , au d�part, de d�part, indique comment ce qui n'est pas nou� deux par deux peut n�anmoins faire noeud.

    Nous appelons noeud borrom�en ce qui se constitue de fa�on telle qu'� soustraire un de ces �l�ments que j'ai l� figur�s, je (p161->) dis figur�s, parce que ce n'en est qu'une figure. Ce n'en est pas la consistance. Un des �l�ments que j'ai l� figur�s, chacun dans les couples de deux que j'ai faits, il suffise de rompre - qu'est ce que veut dire rompre ? Nous essaierons de le dire tout � l'heure - qu'il suffise de rompre un de ces �l�ments pour que tous les autres soient �galement d�nou�s de chacun ; et ceci peut se faire pour un nombre aussi grand qu'on peut en �noncer.

    Vous savez qu'il n'y a pas de limite � cette �nonciation. C'est en cela qu'il me semble que peut se supporter d'une fa�on dicible - terme que je commenterai tout � l'heure - c'est en cela que peut se supporter le terme de non-rapport sexuel ( sexuel en tant je ne peux que r�p�ter, qu'il se supporte essentiellement d'un non rapport de couple. ) Est-ce que le noeud en cha�ne suffit � repr�senter le rapport de couple ?

    Dans un temps o� la plupart d'entre vous n'�taient pas � mon s�minaire, puisque c'�tait le temps o� je faisais surgir ce qu'il en est de la demande et du d�sir, j'ai illustr� de deux tores le lien � faire entre la demande et le d�sir, deux tores, c'est-�-dire deux cycles orientables.

    Je vais quand m�me vous les faire ces deux tores ou tout au moins vous les indiquer. C'est quelque chose qui tout au moins commence � se dessiner comme �a:  

File:161.jpg
Vous voyez, en plus on s'embrouille �videmment, je suis pas tr�s dou�, mais vous l'�tes pas plus que moi. Voil� comment �a se dessine, si on veut faire quelque chose de complet Comme j'ai fait l� un trait qui est il faux, je vais en indiquer que il y  a sur ce tore, ce tore particulier,  quelque chose qui, de son tour,  vient entrer dans le trou de l'au tre tore ; c'est en figurant sur

chacun de ces tores quelque chose qui tourne en rond que j'ai montr� ce qui fait enroulement sur celui-ci, se d�calque sur l'autre par une s�rie d'enroulements autour du trou central du tore.

    Qu'est-ce que �a veut dire sinon que la demande et le d�sir, eux, sont nou�s. Ils sont nou�s dans la mesure o� un tore, �a

(p162->)

162.jpg

(p163->) repr�sente un cycle, donc orientable.

    Vous le savez parce que quand m�me vous en avez entendu parler de �a, de ce qui fait la diff�rence des sexes, que �a se situe au niveau de la cellule, et sp�cialement au niveau du noyau cellulaire ou dans les chromosomes qui, pour �tre microscopiques, nous paraissent assurer un niveau d�fini de R�el.

    Mais pourquoi diable vouloir que ce qui est microscopique soit plus r�el que ce qui est macroscopique ! Quelque chose d'habitude, diff�rencie le sexe qui, de chaque esp�ce, se situe comme m�le de celui qui est le femelle, c'est que dans un cas, il y a un homozygotisme, c'est-�-dire un certain g�ne qui fait la paire  avec un autre g�ne, sans qu'on sache jamais � l'avance comment dans chaque esp�ce �a se r�partit, je veux dire, si c'est le m�le ou la femelle qui est homozygote. La diff�rence avec l'autre sexe, c'est que dans l'autre sexe, il y a h�t�rozygotisme quelque part, c'est-�-dire que il y a deux g�nes qui ne font pas la paire, la paire voulant dire qu'ils sont h-o-mo-, homozygotes, qu'ils sont semblables.

      C'est la cas de donner tout son poids � ce dont Andr� Gide dans " Pallude " fait grand �tat, � savoir du fameux proverbe : " Numero deus impare gaudet " qu'il traduit : " le num�ro deux se r�jouit d'�tre impair ", comme je l'ai dit depuis longtemps, il a bien raison, car rien ne le r�aliserait ce deux, s'il n'avait pas, s'il n'y avait pas l'impair. Cet impair en tant qu'il commence au nombre trois, ce qui, bien entendu, ne se voit pas tout de suite, et ce qui rend n�cessaire pour l'�taler au jour des noeuds plus d�velopp�s, nomm�ment ce que j'appelle le noeud  borrom�en .

    Avec le noeud borrom�en, ce que nous avons � notre port�e, c'est ceci, ceci pour nous essentiel, crucial, pour notre pratique que nous n'avons aucun besoin du microscope, pour qu'apparaisse la raison, la raison de ce que j'ai �nonc� comme v�rit� premi�re, � savoir que l'amour est hain(e)amoration , h-ai-n-a-mo-r-a-t-i-on. Pourquoi l'amour n'est pas " velle bonum alicui ", comme l'�nonce St Augustin, si le mot bonum a le moindre support, c'est-�-dire s' il veut dire le bien-�tre. Non pas certes qu'� l'occasion l'amour ne se pr�occupe pas un petit peu, le minimum, du bien-�tre de l'au-(p164->)tre. Mais il est clair qu'il ne le fait que jusqu'� une certaine limite, dont je n'ai rien trouv� de mieux, jusqu'� ce jour, que le noeud borrom�en, pour cette limite la repr�senter. La repr�senter, entendez bien qu'il ne s'agit pas d'une figure, d'une r�pr�sentation, il s'agit de poser que c'est le R�el dont il s'agit, que cette limite n'est concevable que dans les termes d'ex-sistence, qui, pour moi, dans mon vocabulaire, ma nomination � moi, veut dire le jeu, le jeu permis � l'un des cycles, � l'une des consistances, permis par le noeud borrom�en. A partir de cette limite, l'amour s'obstine, parce qu'il y a du R�el dans l'affaire, l'amour s'obstine � tout le contraire du bien-�tre de l'autre. C'est bien pourquoi j'ai appel� �a l'hainamoration, avec le vocabulaire substantifi� de l'�criture dont je le supporte.

    Cette notion de limite implique donc une oscillation, un oui ou non, c'est vouloir le bien de quelqu'un, ou vouloir strictement le contraire, c'est tout de m�me quelque chose qui nous sugg�re l'id�e de, d'une sinuso�de : Alors, comment est-elle cette sinuso�de ? S'il y a une limite, c'est un cercle. La sinuso�de, c'est comme �a :  

File:164.jpg
Est-ce que cette sinuso�de s'enroule ? Est-ce qu'elle fait noeud ou non ? � �tre enroul�e ou pas ? C'est la question que pose la notion de consistance plus nodale, si je puis dire, que celle de ligne, puisque le noeud y est sous-jacent. Il n'y a pas de consistance qui ne se supporte du noeud. C'est en cela que du noeud, l'id�e m�me de R�el s'impose. Le R�el est caract�ris� de se nouer, encore ce noeud, faut-il le faire.

La notion de l'Inconscient se supporte de ceci que ce noeud, non seulement on le trouve d�j� fait, mais on se trouve fait en un autre accent du terme : " On est fait ! ". On est fait de cet acte x par quoi le noeud est d�j� fait. Il n'y a pas d'autre d�finition, � mon sens, possible de l'Inconscient. L'Inconscient, c'est le R�el, je mesure mes termes. Si je dis c'est le R�el en tant qu'il (p165->) est trou�, je m'avance. Je m'avance un petit peu plus que j'en ai le droit, puisqu'il n'y a que moi qui le dis, qui le dis encore, bient�t tout le monde le r�p�tera et, � force qu'il pleuve dessus, �a finira par faire un tr�s joli fossile.

      Mais, en attendant, c'est du neuf, mais jusqu'� pr�sent, il y a que moi qui ai dit qu'il n'y avait pas de rapport sexuel, et que �a faisait trou en un point de l'�tre, du parl�tre. Le parl�tre, c'est pas r�pandu hein ! Mais, quand m�me, c'est comme la moisissure, �a a tendance � l'expansion. Alors, contentons de dire que l'Inconscient c'est le R�el en tant qu'il est afflig�. ( Vous vous en allez, vous avez bien raison. Comment est-ce qu'on peut supporter ce que je raconte ! ) Que l'Inconscient, c'est le R�el, en tant que chez le parl�tre, il est afflig� de la seule chose, chose qui fasse trou, qui du trou nous assure, c'est ce que j'appelle le Symbolique, en l'incarnant dans le signifiant, dont enfin de compte il n'y a pas d'autre d�finition que c'est �a, le trou. Le signifiant fait trou.

    C'est en �a, je l'avance, je l'ai d�j� dit : le noeud n'est pas un mod�le. Non seulement, ce qui fait noeud n'est pas imaginaire, n'est pas une repr�sentation, mais sa caract�ristique est justement ceci, c'est en �a que �a �chappe � une repr�sentation, et que je vous assure que c'est pas de faire des grimaces, qu'� chaque fois que j'en repr�sente un je fais un trait de travers ; je pense que, comme je ne me crois pas moins imaginatif qu'un autre, que �a d�montre d�j� � quel point le noeud, �a nous r�pugne comme mod�le. I1 n'y a pas d'affinit� du corps avec le noeud, m�me si dans le corps, �a joue pour les analystes une sacr�e fonction. Le noeud n'est pas le mod�le, il est le support. I1 n'est pas la r�alit�, il est le R�el. Ce qui veut dire que s'il y a une distinction entre le R�el et la r�alit�, c'est le noeud , non pas qui en donne le mod�le, jusqu'� ce que bien entendu enfin, la fossilisation arrivant, vous passiez votre temps � faire des noeuds entre vos doigts. C'est souhaitable. Ça vous sugg�rerait un peu plus d'ing�niosit�.

      En rabattant l'Inconscient sur le Symbolique, c'est-�-dire sur ce qui du signifiant fait trou, je fais quelque chose, mon Dieu, qui se jugera � son effet, � sa f�condit�. Ça me para�t s'impo-(p166->)ser de notre pratique m�me, qui est loin, de pouvoir se contenter d'une r�f�rence obscur � l'instinct, comme on s'obstine � traduire en anglais le mot " Trieb ". L'instinct a son �mergence et qui, bien entendu, est imm�moriale, et comment m�me savoir ce que �a pouvait vouloir dire, avant Fabre qui ne le supporte que d'une chose : comment diable un petit insecte peut-il savoir qu'� (car ?) , ce savoir on le constate � la pr�cision de ses gestes, comment il faut en tel point du corps de tel autre insecte, en telle jointure, en plus puisqu' il s'agit d'insecte en se filant en-dessous de ce qu'on appelle carapace  et qui, bien s�r, n'est que mythologie, mythologie figurative parce qu'il faut bien que quelque part il y ait quelque chose � percer, pour atteindre quoi ? Tel point pr�cis de ce que nous savons maintenant qui vient de l'ectoderme, � savoir la partie invagin�e qu'on appelle syst�me nerveux et l� rompre ( rompe ? ) quelque chose qui fait que l'autre insecte sera bon � �tre mis en conserve.

    Qu'est-ce que c'est que ce savoir ? Quel int�r�t y a-t-il ? En quoi c'est-il explicatif de le transporter dans un comportement qui est celui que nous voyons de l'�tre humain tous les jours, et qui, manifestement, n'a aucun savoir instinctuel, qui voit pas plus loin que le bout de son nez, mais qui, lui aussi, d'une autre source, se trouve savoir faire des tas de machins, et nomm�ment, enfin, sait faire, c'est une fa�on de parler, dire qu'il sait faire l'amour, c'est probablement tr�s exag�r�. Ça pousse quand m�me � cette id�e, je l'ai �nonc�e, bien s�r, parce que moi je m'aventure comme �a, �a pousse � cette id�e que , enfin celle � laquelle j'en suis venu, comme �a par petits pas, que le R�el c'est pas tout, et quand je dis que c'est pas tout, �a met beaucoup de choses en cause, �tant donn� que du m�me coup �a implique que la science, ben c'est peut-�tre que des petits bouts de ce R�el qu'elle arrache, qu'elle arrache manifestement jusqu'� pr�sent avec l'id�e d'univers, qui lui est, semble bien indispensable, mais pourquoi, pour ce qu'elle arrive � assurer, � rendre s�r , manifestement elle arrive � rendre s�res certaines choses, quand il y a nombre, et �a, c'est vraiment toute l'affaire : comment se fait-il que le langage v�hicule, v�hicule un certain nombre de nombres ? Pour qu'on en soit arriv� enfin � qualifier de nombre r�el des nombres proprement insaissables et qui ne se d�fi-(p167->)nissent pas autrement, � savoir qu'ils ne sont pas dans la s�rie, qu'ils ne peuvent m�me pas y �tre, qu'i1s en sont fondamentalement exclus. Ça en dit long enfin sur le sujet de savoir que comment ces nombres un, deux, trois, quatre, enfin ont bien pu venir � l'id�e. Moi, j'ai pris comme �a un certain parti, pouss� par, par quoi, je ne dirai pas par mon exp�rience parce que une exp�rience �a ne veut rien dire qu'une chose, c'est � savoir qu'on s'y engage, et je vois pas pourquoi mon engagement serait, serait pr�f�rable si j'�tais pas, si j'�tais le seul par exemple, tout ce que je dirai n'aurait aucune port�e. C'est bien parce qu'il y a quelque chose que j'essaie de situer, sous la forme, sous les esp�ces du discours psychanalytique, � savoir que je suis pas seul � faire cette exp�rience, que gr�ce au fait que je suis comme tout le monde, je suis parl�tre, que gr�ce � ce fait je suis amen� � formuler ce qui peut rendre compte de ce discours analytique, d'une certaine fa�on, bon.

    Il y a quelqu'un qui, on m'a rapport� �a comme �a, c'est un connard de la plus belle eau ; il a dit que, je sais pas, que ma th�orie, elle �tait morte. Elle est pas encore si morte que �a, elle finira bien par le devenir, n'est-ce pas, avec l'encro�tement dont je parlais tout � l'heure. En attendant, le type qui �videmment n'est pas de mon bord, �a fait partie des types qui parlent de, qui parlent comme �a, ils parlent , ils savent pas ce qu'ils disent, qui parlent de r�alit� psychique. Oui ! Moi j'appellerai pas quoique ce soit d'un terme pareil, parce que la psych� enfin, justement c'est ce que tout le monde essaie d'�viter enfin �a fait des difficult�s incroyables, �a entra�ne un monde de suppositions, �a suppose tout, �a suppose Dieu en tout cas, o� est-ce qu'il y aurait de l'�me s'il n'y avait pas de Dieu, et si  Dieu en plus ne nous avait pas express�ment cr��s pour en avoir une, c'est in�liminable de toute psychologie.

    Ce que je fais, ce que j'essaie tout au moins de faire, c'est de parler d'une r�alit� op�ratoire, naturellement c'est beaucoup plus court, mais �a s'impose, me semble-t-il, du fait que la simple parole, le bla-bla, le bla-bla de mon connard de tout � l'heure, qui dit que ma th�orie est morte enfin, il sait litt�ralement pas ce qu'il dit, �a veut dire qu'il ne fait que (p168->) parler, il blablate, et je suis s�r que dans ses analyses, �a op�re, �a op�re avec une certaine limitation, bien s�r, mais, mais je suis s�r que �a fonctionne, sans �a, il ne continuerait pas à �tre analyste. M�me la parole de ceux qui croient � la r�alit� psychique op�re. Oui ! Malgr� vous, pour vous, et c'est �a que, je sais pas, j'aimerais un petit peu vous faire saisir, c'est que pour vous, pour vous si simplement vous �prouvez un peu les chose : la structure du monde, si je puis m'exprimer ainsi, pour parler de ce qui est immonde, la structure du monde, je vous prie de t�cher de saisir les points, les points o� vous pouvez saisir que pour vous la structure du monde consiste � vous payer de mots. Et que c'est m�me en quoi le monde est plus futile, je veux dire qui fuit, est plus futile que le R�el, ce R�el que j'essaie de vous sugg�rer, dans sa dit-mansion, dit d-i-t, mansion, demeure du dit, que j'essaie de vous faire saisir par ce dit qui est le mien, � savoir par mon dire.

       C'est fou ce qu'on fait de bruit autour de cette histoire psychanalytique, et ce qu'on lit mal. I1 y a des gens tr�s s�rieux, il y a des gens tr�s s�rieux qui, qui s'occupent du r�ve chez l'animal. I1 peuvent pas bien s�r, il y a aucun moyen de savoir si l'animal r�ve, je vous demande pardon, ils peuvent pas bien s�r savoir si l'animal r�ve, mais, mais vraiment ils savent qu'il en a toutes les apparences, n'est-ce pas, le r�ve ; l'animal dort et puis, il est manifeste que s'il se remue, c'est parce que il y a quelque chose qui le traverse, et comme bien s�r, naturellement, personne ne doute que les id�es, ce ne soient des images, rien de plus, �a veut m�me dire �a ; enfin, ce qu'il y a de merveilleux, c'est que le langage est toujours l� comme un t�moin. Alors, il y a des images donc il a des id�es, ce qui ne veut pas dire qu'il les nomme. Alors, il y a des types comme �a qui s'excitent autour de l'id�e que le r�ve c'est pas l�, comme le dit Freud, pour prot�ger le sommeil. L'ennui, c'est que Freud dit pas �a. Le sommeil, �a ne peut avoir en soi, en tant que sommeil, d�signer que ce qu' on appelle un besoin, le besoin de dormir. Ce que Freud dit, c'est que le r�ve chez le parl�tre, parce que lui n'a pas exp�riment� sur les rats, ni sur quoi que ce soit comme �a dont nous ayons des preuves qu'il r�ve, personne ne sait si une mouche r�ve, ni un rat, on peut s'imaginer parce que on est tous un petit rat par quelque  peu (p169->) c�t�, on est surtout rat� !  Et les exp�rimentateurs en question le sont plus que les autres, ils sont ratifi�s, ce sont des hommes aux rats. Enfin, on est habit� par des tas d'hommes aux rats, quand on est homme. En tout cas, on a les hommes aux rats de la science. Freud dit que le r�ve prot�ge, pas le besoin, le d�sir de dormir. I1 est bien certain que cette seule dit-mansion ajoute � ce R�el, comme �a, � ce R�el falot enfin, suppos� scientifique, on imagine des besoins. Mais par contre, s'il y a une chose que Freud fait bien sentir, et �a il faudrait suivre le texte, et s'apercevoir que lui, il sait ce qu'il dit. C'est que le r�ve prot�ge quelque chose qui s'appelle un d�sir. Or un d�sir n'est pas concevable sans mon noeud borrom�en.

    Ça, c'est simplement enfin une remarque, une remarque qui, par quoi j'essaie de montrer que mon dire enfin est quand m�me lui orient�. Et qu'� dire que ce je dis n'est que conditionn� par le fait que - je ne dirai pas que la parole agit dans le discours analytique - que la parole seule agit. " Im Anfang war die Tat " qu'il dit l'autre, et il croit qu'il a fait l� une invention. Oui enfin, c'est pas si mal, il croit que c'est contradictoire avec " das Wort ", mais s'il y a pas de " das Wort " avant la " die Tat ", eh ben il y a pas de " Tat " du tout. Alors que l'analyse saisisse un point, bien s�r tr�s limit�, un point tr�s limit� o� la parole a une Wirklichkeit . Bien s�r, elle fait ce qu'elle peut, elle en peut peut-�tre pas des tas, mais enfin c'est quand m�me un fait, un fait d'autant  plus exemplaire, que �a nous donne l'espoir d'avoir une petite lumi�re s�r ceci qui est manifeste, qu'il n'y a pas d'action qui ne s'enracine - je ne dirai m�me pas dans la parole - dans le wawah dans " das Wort ", " das Wort " c'est �a, c'est de faire ouah-ouah. Seul l'Inconscient permet de voir comment il y a un savoir, non dans le R�el, c'est d�j� beaucoup. C'est d�j� beaucoup qu'il soit  support� de ce Symbolique que j'ai essay� de vous faire sentir comme concevable, non pas � la limite, mais par la limite, comme �tant fait d'une consistance exigible pour le trou, et l'imposant de ce fait. Le Symbolique, c'est certain, tourne en rond, et il ne consiste que dans le trou qu'il fait. Alors tout ce qu'on a dit de l'instinct, �a ne veut dire que ceci, c'est que il a fallu que, qu'on aille � du R�el, � du R�el suppos�, qu'on aille � du R�el pour avoir un pressentiment de l'Inconscient. Et au sens o� corps (p170->) veut dire consistance, l'Inconscient dans une pratique donne corps � cet instinct. Si nous voulons que corps veuille dire consistance il n'y a que l'Inconscient � donner corps � l'instinct.

    Oui ! Bien s�r, pourquoi tout �a ne serait-il pas un d�bat vain entre sp�cialistes, hein ! Mais enfin, �a supporte un dire, un dire qui, qui pourrait avoir des cons�quences, si les analystes disaient quelque chose, mais en dehors des ragots, c'est un fait qu'ils disent rien. Vous avez d�j� vu quelque chose sortir de l'Institut Psychanalytique de Paris, par exemple ? Quelque chose de lisible, c'est quand m�me dr�le. Ouaih ! Vous me direz qu'il y a mon �cole. Bien s�r que mon �cole, je viens d'en avoir une exp�rience comme �a, dans des Journ�es qui m'ont m�me enfin, c'est �a qu'il y a de merveilleux, qu'est-ce que c'est que la fatigue, pourtant j'�tais tout heureux, j'�tais l� comme un poisson dans l'eau : Tout le monde disait des choses qui prouvaient que, qui  prouvaient qu'on m'avait lu et je n'en revenais pas. Non seulement qui prouvaient qu'on m'avait lu, mais m�me, mais m�me ma foi que qu'on �tait capable d'en sortir comme �a des pseudopodes qui prouvaient que mon dire se prolongeait m�me. Je veux dire que, d'en tirer un certain nombre de cons�quences et, qui n'�taient pas rien du tout. Parce que faut pas vous figurer que parce quand ici je les interroge, ils ne mouftent pas, ils ne mouftent pas parce que enfin, pour des raisons qui tiennent � la fonction du dire, qui  tiennent � l'ex-sistence , c'est-�-dire au noeud, en fin de compte  mais, mais �a existait rudement bien enfin dans ces Journ�es : Enfin  moi, j'ai naturellement tendance � penser que ce que je dis, � savoir ce discours fond� sur, sur un trou, seul trou qui soit s�r, trou constitu� par le Symbolique, car il y a une chose dont la d�monstration enfin de tout ce qui est l� au tableau est fait  pour en faire la d�monstration, un trou pour peu qu'il soit consistant, c'est-�-dire cern�, un trou suffit pour nouer un nombre strictement d�fini de consistances et que �a commence � deux comme le manifeste ce noeud borrom�en qui est ici (fig. I. 3) ; que �a commence � deux en donne l'assurance. C'est en quoi le deux ne se supporte que du trou fondamental du noeud. Chose frappante, le quatre (Fig. II.3) ; � savoir comment il se fait qu'un trou, celui-ci par exemple, suffise � nouer trois consistances que vous pouvez faire rectilignes car il est clair (p171->) qu'ici, je puis r�duire cette boucle � �tre parall�le � celle qui est ici, et que, dans l'occasion, j'ai d�sign�e de petit b. 

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Un trou, un trou cern� d'une consistance, pourquoi lui donnai-je ce privil�ge, pourquoi lui donnai-je ce privil�ge de mettre en valeur la premi�re fois que ce n'est pas au deux que �a se limite que le trou en fasse noeud. C'est que le couple, toujours d�nouable, � lui tout seul, � moins qu'il ne  soit nou� par le Symbolique. J'avais ( avanc� ) �a comme je dans un temps, enfin, on me  l'a rappel� r�cemment, dans

mon discours dit de Rome, celui auquel finalement, je tra�ne un peu pour donner une r�p�tition, j'ai parl� de la parole pleine. �videmment, c'�tait pas mal, c'�tait pas mal, quoi que ce f�t ce que valent les paroles, � savoir comme je l'ai dit � qui m'en parlait, un air de sansonnet, la parole pleine, si tant est qu'elle supporte ce qui fait noeud dans le " tu es ma femme ", j'ai tout de m�me un petit peu montr�, parce que je l'ai dit depuis, bien s�r, je l'ai pas mis tout de suite comme �a parce que j'avais sur le rable Lagache et Favez Boutonnier, enfin, vous vous rendez-compte si j'avais dit " TUER ma femme " hein, comme �a, ouaih ! La tuer, oui, bon. Ça aurait fait mauvais effet et je suis quand m�me, enfin, j'y regarde � deux fois, je ne manque pas de tout bon sens, j'y regarde � deux fois avant de faire mauvais effet. Quelqu'un m'a demand� r�cemment au nom de quoi le Jury d'Accueil proc�dait pour allonger sa main b�n�fique sur un certain nombre de gens dans l'�cole. C'est simplement �a, ils ne feront pas mauvais effet ; ils ne feront pas mauvais effet tout de suite, ils feront plus tard quand ils auront pris de la bouteille, conquis un peu d'autorit�. Bon, ben le couple, le couple, bien s�r, qu'il �tait nouable, quelque soit les paroles pleines qui l'ont fond�. Ce que l'analyse d�montre, n'est ce pas, c'est que, qu'elle d�montre, mais d'une fa�on tout � fait (p172->) sensible, c'est qu'il est malgr� �a nou�.Il est nou� par quoi hein ? Par le trou. Par l'interdit de l'inceste. Oui, il y a pas tellement de gens qui ont mis �a en valeur. Il faut tout de m�me le dire, dans la religion juive, il y avait un truc quand m�me que je voulais vous dire l� comme �a, au passage, - Pourquoi est-ce qu'ils n'ont pas bonne presse, hein, ces Juifs ? Ben, je vous mets �a dans votre poche, parce que �a remet les choses au point. C'est parce qu'ils sont pas gentils. S'ils �taient gentils, ben, ben ils seraient pas Juifs quoi. Ca arrangerait tout ! - C'est l'interdit de l'inceste. Il y a quand m�me des gens qui sont parvenus � faire �merger �a dans des mythes, et m�me, les Hindous sont apr�s tout vraiment les seuls qui ont dit qu'il fallait que, quand on avait couch� avec sa m�re , on s'en aille, je ne sais plus vers l'Orient ou vers le Couchant, je crois que c'est vers le Couchant, vers le Couchant, avec sa propre queue dans ses dents, apr�s l'avoir tranch�e bien entendu.

    Ouaih ! Nous ne consid�rons pas le fait de l'interdit de l'inceste comme historique. Il est bien entendu historique, mais il faut tellement le chercher dans l'histoire que, comme vous voyez, enfin j'ai fini par trouver �a chez les hindous, et on peut dire que l� on en tient un bout hein ! C'est pas historique, c'est structutal. C'est structural, pourquoi ? Parce qu'il y a le Symbolique. Ce qu'il faut arriver � bien concevoir c'est que c'est le trou du Symbolique en quoi consiste cet interdit. Il faut du Symbolique pour qu'apparaisse individualis� dans le noeud ce quelque chose que, moi, j'appelle pas tellement le complexe d'Oedipe, c'est pas si complexe que �a, j'appelle �a le Nom du P�re. Ce qui ne veut rien dire que le P�re comme Nom, ce qui veut rien dire au d�part, non seulement le p�re comme nom, mais le p�re comme nommant. Ça, �a on ne peut pas dire que l�-dessus les Juifs soient pas gentil : hein, ils nous ont bien expliqu� que c'�tait le P�re, le P�re qu' ils appellent, le P�re qu'ils foutent en un point de trou qu'on ne peut m�me pas imaginer n'est-ce pas,  je suis ce que je suis, �a c'est un trou, non !  Ben c'est de l�, que par un mouvement inverse car un trou �a, si vous en croyez mes petits sch�mes, un trou �a tourbillonne, �a engloutit plut�t hein, puis il y a des moments o� �a recrache. Ça recrache quoi? Le Nom. C'est le P�re comme Nom.

    (p173->) �videmment, il faut quand m�me avoir une petite id�e de ce que �a comporte, � savoir que l'interdit de l'inceste, �a se propage. Ça se propage du c�t� de la castration, comme les autres gentils, enfin l� les Grecs nous l'ont tout de m�me bien montr� dans un certain nombre de mythes, � savoir que l� o� ils ont fait une g�n�alogie uniquement fond�e sur le P�re, Ouranos, Chronos, et patati et patata, jusqu'au moment o� Zeus, apr�s avoir beaucoup fait l'amour, s'�vanouit, s'�vanouit devant quoi, devant un souffle . Il y a quand m�me un pas de plus � faire sans quoi on ne comprend rien au lien de cette castration avec l'interdit de l'inceste, c'est de voir que le lien c'est que j'appelle le non-rapport sexuel.

      Quand je dis le Nom du P�re, �a veut dire, �a veut dire qu'il peut y en avoir, comme dans le noeud borrom�en, un nombre ind�fini. C'est �a le point vif. C'est que ce nombre ind�fini en tant qu'ils sont nou�s, tout repose sur un, sur un, en tant que trou il communique sa consistance � tous les autres, d'o� le fait que, vous comprenez, l'ann�e o� je voulais parler des Noms du P�re, j'en aurais quand m�me parl� d'un peu plus de deux ou trois hein, et qu'est-ce que �a aurait fait comme remue-m�nage chez les analystes, s'ils avaient eu enfin, toute une s�rie de Noms du P�re, vous pensez bien que j'aurais pas pu en �noncer un nombre ind�fini. Un petit plus de deux ou trois que j'avais pr�par�s, je suis bien content quand m�me de les laisser secs, � savoir de n'avoir jamais repris ces Noms du P�re, comme l'ann�e derni�re, que sous la forme des Non dupes, des Nons dupes qui z'erre. �videmment, ils ne peuvent qu'errer parce que plus il y en aura, plus ils s'embrouilleront, et je me f�licite, je me f�licite certainement de n'en avoir pas sorti un seul.

    Mais, c'est bien pourquoi je me suis trouv� en fin de ces Journ�es avoir � r�pondre de quelques ? choses ? auxquelles personne bien s�r n'avait-fait attention dans l'�cole, � savoir de ce qui constituait ce qu'on appelle un cartel. Un cartel, pourquoi ? C'est la question que j'ai pos�e, et dont miracle � quoi j'ai obtenu des r�ponses, des r�ponses indicatives, des pseudopodes comme je disais tout � l'heure, des choses qui faisaient un tout petit peu noeud, nest-ce pas. Pourquoi est-ce que j'ai pos� tr�s (p174->) pr�cis�ment qu'un cartel, �a part de trois plus une personne, ce qui en principe fait quatre, et que j'ai donn� comme maximum ce cinq, gr�ce � quoi �a fait six. Est-ce que �a veut dire que je pense que comme le noeud borrom�en, il y en a trois qui doivent incarner le Symbolique, l'Imaginaire et le R�el. La question pourrait se poser apr�s tout, je pourrais �tre dingue ! Est-ce que , est-ce que vous avez entendu parler, j'ai pas pos� la question hier, aux Journ�es, parce que je voulais surtout recevoir, m'instruire, est-ce que vous avez entendu parler de l'identification ? L'identification dans Freud, c'est tout simplement g�nial. Ce que je souhaite, c'est quoi ? L'identification au groupe. Parce que c'est s�r, c'est s�r que les �tres humains s'identifient � un groupe. Quand ils ne s'identifient pas � un groupe, ben ils sont foutus, ils sont � enferm�s hein. Mais, je ne dis pas par l� � quel point du groupe ils ont � s'identifier. Le d�part de tout noeud social se constitue, dis-je, du non-rapport sexuel comme trou. Pas de deux, au moins trois, et ce que je veux dire, c'est que m�me si vous n'�tes que trois, �a fera quatre. La plus une sera l�, m�me si vous n'�tes que trois, comme le montre tr�s pr�cis�ment ce sch�ma l� (Fig. II-3), ceci donnant l'exemple de ce que �a ferait un noeud borrom�en (Fig.IV), si on partait de l'id�e du cycle, tel qu'il se fait � deux nou�s (Fig.II-2). M�me si vous n'�tes que trois, �a fera quatre, d'o� mon expression plus une. Et c'est en en retirant une r�elle, que le groupe sera d�nou�. Il faut pour �a qu'on puisse en retirer une r�elle pour faire la preuve que le noeud est borrom�en et que c'est bien les trois consistances minimales qui le constituent. De trois on ne sait jamais laquelle des trois est r�elle, c'est bien pour �a qu'il faut qu'ils soient quatre parce que le quatre, c'est ce qui dans cette double boucle (Fig.II -3) supporte le Symbolique de ce pourquoi en effet il est fait, � savoir le Nom du P�re. La nomination, c'est la seule chose dont nous soyons s�rs que �a fasse trou . Et c'est pourquoi, et c'est pourquoi j'ai dans le cartel donn� ce chiffre quatre comme donnant la minimum , non sans consid�rer qu'on peut quand m�me avoir un petit peu de jeu sur ce qui ex-siste et que peut-�tre un jour, pourquoi pas l'ann�e prochaine, du train dont je persiste, j'essaierai de vous montrer ce que tout de m�me des Noms du P�re, si (p175->)  je l'accouple ce Nom du P�re au Symbolique, pour en faire le plus un, dont s'assure manifestement, alors qu'ici (Fig. I-3) aux trois il y a quelque chose qui ne se voit pas tout de suite dans le fait que ni a ni b ne franchissent le trou et ne font cha�ne. Quand il y en a deux (fig.II.2) ; on voit que m�me � un, ce n'est aucun des deux trous qu'il franchit, que le trou est entre les deux. C'est bien en �a que le couple n'ex-siste pas. Mais peut-�tre, ces Noms du P�re, pouvons-nous sp�cifier qu'il n'y a pas apr�s tout que le Symbolique qui en ait le privil�ge, qu'il n'est pas oblig� que ce soit au trou du Symbolique que soit conjointe la nomination. Je l'indiquerai l'ann�e prochaine.

     Mais pour en revenir, car je veux terminer sur quelque chose qui ait substance, est-ce que Freud n'a pas proprement �nonc� que dans l'identification, il l'a dit, personne n'en voit le support, c'est-�-dire la port�e, il n'y a d'amour que de l'identification portant sur ce quatri�me terme, � savoir le Nom du P�re. Est-ce qu'il n'est pas �trange que d'identification il nous en �nonce que trois, et que dans ces trois, il y a tout ce qu'il faut pour lire mon noeud borrom�en. C'est � savoir qu'il va jusqu'� d�signer proprement la consistance comme telle, en tant que dans ce noeud, elle est partout. Que �a fasse trou ou pas, la consistance est la base � savoir , vous voyez, le triskel, � savoir ceci (fig.IV) par exemple, puisque je n'en ai que l� l'exemple, le triskel qui n'est pas un noeud. Il ne s'inscrit que de la consistance, il a appel� �a le trait unaire. On ne pouvait pas mieux dire ce qui fait composante du noeud, non sans avoir mis en t�te qu'il n'y a d'amour, je dirai, que de ce qui du Nom du P�re fait boucle entre les trois, fait boucle des trois du triskel. Ce terme triskel, je pense que �a dit peut-�tre quelque chose � un certain nombre d'entre vous. 

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C'est  strictement �a, en tant que prolong�  vous y voyez quoi ? Trois fusils qui  font faisceaux, qui se supportent � 3  les uns les autres, c'est ce que,  vous le savez peut-�tre, et c'est de  �a que le nom est tir�, les Bretons ont pris pour, pour faire leurs armes, les armes de la Bretagne moderne.  

(p176->) Ca nous sort de la croix, c'est d�j� �a, enfin. Ouaih ! A part qu'on peut dire que la croix de Lorraine, � sa fa�on si on la dessine, de la bonne fa�on �a fait triskel aussi. Et qu'est-ce que Freud y a ajout� ? I1 y a ajout� l'identification minimale pour que ce terme d'identification se supporte au regard du noeud borrom�en .

    Je vous le r�p�te, pr�cise, c'est en tant que le Nom du P�re est ce qui fait noeud ici, et s'il s'agit du triskel, le Nom du P�re, ici, du triskel fait noeud, c'est en tant donc que le triskel ex-siste qu'il peut y avoir identification, identification � quoi ? A ce qui dans tout noeud borrom�en, je vous le rappelle, dans tout noeud borrom�en, je vous le rappelle . . . Allez, vous voyez, voil� mon triskel ici, dans tout noeud borrom�en fait le coeur, le centre du noeud, et o� est-ce que je vous ai marqu� que d�j� se situe le d�sir, le d�sir qui est aussi une possibilit� d'identification, c'est ici, � savoir l�, o� je vous ai situ� la place de l'objet petit a comme �tant celui qui domine ce dont Freud fait la troisi�me possibilit� d'identification, le d�sir de l'hyst�rique.  

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note: bien que relu, si vous d�couvrez des erreurs manifestes dans ce s�minaire, ou si vous souhaitez une pr�cision sur le texte, je vous remercie par avance de m'adresser un [mailto:gaogoa@free.fr �mail]. [#J.LACAN Haut de Page] 
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relu ce 19 août 2005